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samedi 10 avril 2010

D'orge et de lumières

Une plume va, volant dans un désert glacé
Elle tourne sur elle même, chevauchant les rafales
D'un vent froid de décembre, délices agglomérés
Entravées par les branches, elle se tue en un râle

La liberté lui manque, ou aller maintenant?
Un air sentimental lui revient à l'esprit
Mélodie d'amour fou et rêves de géants
D'ivresse, de parfums et de mines réjouies

Pourquoi vivre sans ailes, comment faire pour voler
Si la vie nous réserve tant de déceptions?
Si tout est dérisoire, on peut encore lutter
Et si la mort au bout n'était qu'une illusion...

Quand bien même viendraient les démons et les diables
Ruiner de toute une âme la joie et les travaux
Il resterait encore l'acharnement des fables
Les rires des enfants et leurs éclats si beaux

Si le feu des combats venait jusqu'en ton sein
Et si le mal rongeait tes yeux si pleins de tout
Il nous faudrait lutter, lutter jusqu'à la fin
Et des peurs éternelles enfin venir à bout.

Give It To me.

Les mots seuls ne suffisent pas
A décrire ce qui est toi
L'essence de ton âme
Et dans les yeux, la flamme
Qui brûle intensément
Et m'étreint lentement

La douleur n'a que faire
Elle fond comme le verre
Tes bras couvrent mon dos
Et ton nom est dans mes os

Tes cheveux, ton passé
Me laissent seul, vanné
Vulnérable et confiant
Je te tiens dans mon sang

Tes épaules et ta nuque
Flamboient devant moi, j'exulte
Qui mieux que tes deux mains
Ne caressent mes reins?

Je suis si faible, en fait
Un rien peut me tuer
J'en ai mal à la tête
Rien que d'y penser

Comment faire pour être
Fort et bon, dur et tendre?
Accepter la défaite
Et vivre sans les cendres
D'un passé révolu
Etre fort comme un sage
Et sage comme tu fus?
Reste à écrire la page.

jeudi 10 décembre 2009

Dans le Grand Lavabo.

Dans le grand lavabo coulent tes veines
Ce pour toujours...
Aussi loin que je me souvienne
Aussi rouge que tu te saigne

Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.

Les yeux dans le vie, tu remues dans ta crasse
Tandis que, fou
Ton chat part en chasse
D'une souris infecte, rivée dans une impasse.

Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.

Ainsi, ta vie s'échappe, comme cette eau courante
Ta vie s'échappe
Comme tu crains l'attente
Et comme l'eau de l'évier est rougissante.

Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.

Passe le temps, personne ne daigne
Te retrouver
Ta charogne devient malsaine
Dans le grand lavabo coulent tes veines.

Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.

- Un petit hommage à Apollinaire, poème écrit sur la structure du Pont Mirabeau.