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lundi 10 mars 2008

La gare aux gorilles

Sangria, cassis et coulisse de framboise,
Assis à notre table, une étrange ardoise
Toise de fond des mers oisives qui s’embrasent
Crépitent dans l’oubli des histoires qui rasent.

Carcan de fourrure, grosse de l’abîmé,
Cherchant sans fin une âme, juste pour l’animer.
Lavant l’espoir intense d’une brève escapade
Au fin fond du néant, aller en promenade.

Fuyons dans l’atmosphériculture, et rions
D’être ignares, ivres de bienfaisance
Quand à l’appel du soir, l’éthylomètre explose

Et laisse choir sur nous une pluie de bonbons
Joyeusement dispersés par les vents d’errance
Qui mènent les adultes dans les maisons closes.

Mon Dieu, je m’égare dans la gare aux gorilles !

Déjà la nuit s’avance, et de tes yeux moroses
Je perçois cette absence qui gère les nuisances
D’une brume insolente manœuvrant la raison.

Factices et amours, crachez votre amertose !
Humez-ce doux parfum, tendrement d’une science
Elaborant sans cesse à prendre pour des cons ;

L’allumeuse du soir paye son hymne de jade,
Lascive comme une chatte, pleine mascarade
Qui joue avec le feu des êtres en gelée
Par une ichtyographie digne des orchidées.

Un dernier couplet en rimes qui font « ase » ?
Ases habitant l’asile, assis ici, phase
Azurée de l’asthmatique asiatique, blase
L’assassin sifflant sur sa sotte cervoise.

mercredi 26 décembre 2007

Sonnet symétrique # 1 : Anses, Mains et la Ronde des yeux.

Croire aux corrélations des hommes qui auraient la science.
Sentir l’appartenance dans les apartés de l’absence.
Suivre un long chemin en se frottant les mains
Contre sa panse, et rire jusqu’au lendemain.

Tous ces idéaux types du brave type un peu typé
Qui regarde le monde en pensée,
Frappant un petit peu ses bras, dans le cœur du soldat
Qui chérie le sol dans son aérosolitude, comme ça.

Embrasse le bruissement des ombres
Qui flirtent avec tes couilles, pleines de l’envie du monde
Lépreux, qui désillusionne les envieux.

Un trêve dans le rêve, parti des cieux
Qui retombe dans sa rotonde
Joconde des pauvres, profites de l’onde

Jusqu'à ce que le temps blesse.

Suis cette route avant qu’elle ne fonde,
Chauffée par la soie, brûlée par une sonde
Qui s’écrase lentement, juste devant tes yeux.

Dégorgeant en dedans des songes les plus pieux
Sa voix miraculeuse qui soigne les profondes
Blessures de la vie, qui dans tes nuits grondent.

Il ne te reste plus qu’a briser le dictat
Qui contraint ton front et te lie les bras,
T’empêche de bouger : il attache tes pieds
Dans un grognement que tu as déjà oublié.

Ce poème n’a pas de fin,
Juste un conseil, pour combler la faim :
Arraches ton cœur, cela n’a pas de sens
Et reviens vengeur, contre la pression de l’indécence.

- Sonnet symétrique, écrit sur du Pink Floyd. Il s'agit d'un nouveau (?) concept : on écrit un sonnet, on met un vers qui sert d'axe de symétrie, et on repart en plaçant les rimes de manière symétrique par rapport à l'axe.