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dimanche 5 avril 2009

Poème torturé.

Ne me regarde pas, n'écorche pas ton bras
Il en est des histoires qui ne finissent pas
Je me saigne le bras, juste pour rien, c'est ça
Le calice de mon sang ruine ton beau trépas.

Le firmament est beau, rouge orangé de sang
Il déchire les astres et ressort en argent
Il pèse sur nos coeurs comme celui des enfants
Qui jouent dans la pénombre, seuls, faibles, en attendant.

Libellules et miracles se disputent ton rang,
Cède leur rien qu'un peu, et ils iront tremblant
Percer a jour ton corps, ton corps de faible femme

Qui s'étend dans les eaux de l'illustre profane
Qui s'écoule et s'égrène dans le grand sablier
Qui sue de l'or massif, qui reluit d'enjambées.

mercredi 2 avril 2008

Vièle a roue.

Pris dans la contemplation d'une goutte de whisky
Je noie mon cafard, faute de blatte
Mélancolique sans raison claire, je ris
De la béatitude qui me flatte.

Freud donnant le ton, je tape sur le comptoir
Boulevard éternel du "je sais pas c'que j'fous là"
Je pleure, ris, parle, il se fait tard
Mais qu'a-t-on a faire du temps qui n'est plus droit?

Sobriément bourré, l'alcool pleure son corps
Ma chérie, ne t'en fais pas, la vie me transperce
Mais je tiens droit dans les méandres violets

Des néons de la rue, il faut se sentir fort
Pour ne pas sangloter de temps à autres, laisse
La douleur te gagner, et l'euphorie monter.

lundi 10 mars 2008

Tierce Cime.

La lune éclaire la montagne
De sa fesse cachée, contemple les sylphides
Ondulants comme des gitanes
Exaspérant l’obole d’une main lucide.

Un homme accroupit se repose
Dans la neige éternelle qui l’étreint dans l’aile
Givrée de mille feux qui osent
Disposer leur regard concupiscent sur elle.

Et moi ? Et toi ? Que viens-tu faire ?
Soumettre tes désirs au jugement des cimes ?
Ou dire tout bas que tu l’aimes ?

Non, non, ne pleure pas tant que le ciel sème
Ses flocons de bonheur infime
Qui irradient l’espace comme un vent de mer.

jeudi 14 février 2008

Déchéance du Poême.

Depuis quand s'attirent les satyres qui, martyrs,
Isent l'absence de la science qui serpente dans les prés
Sans timents, emprunts de piments, au pire...
Quoi faire? Une rasade de blé fermenté?

Pourquoi cette dichotomie? Hé, toi le vieux sage
Qu'il s'agisse de toi, ou d'un rite de passagers
Vieux et bouffis. Fais? Faux ! Femme ! Ton âge
Est canonique, c'est un fou d'Angers !

Pianotant le cocktail de l'amour,
Une cigogne se frotte aux arbres
Puis s'ébat avec un verbe

Impossible toujours
Dans la barbe
D'Ephèbe...

- Double hommage : l'un a un certain MTesq (puisqu'il faut l'appeler comme ça maintenant), l'autre a Boris Vian.

jeudi 7 février 2008

Peignoir.

Danse la ronde des chats
Remuant sur les stones.
Miaous de ravissement. Ah !
Ils en deviennent aphone.

Moustaches saisissantes,
Encanaillant les dames,
Le vieux mâle rentre
Et dans ses yeux, la flamme.

Il s'approche d'un autre
Lui souffle au nez
Il perd la cadence

Ce n'est pas de sa faute
Si pour danser
Il y avait des séquences.

lundi 14 janvier 2008

Parfum de Safran.

Assis contre les vagues
Le regard dans tes yeux,
Endormi, dans le vague
On dirait deux boules de feu.

Ils illuminent l'océan
Pendant que le soleil se noie
Au travers des mouvances
Qui remuent devant toi.

Les flammes du crépuscule
Font l'amour aux ondines sauvages
Qui serrent l'éternité dans leurs bras.

Je presse tes seins contre moi,
Nos soupirs de passage
S'évaporent vers la lune.

- Ah, le sexe a la plage...

mardi 8 janvier 2008

Somebody Give Me The Flow.

La garce a engrossé la grace de sa graisse,
Grace à laquelle elle a gracieusement gracié
Les généreux gênants de la peaux de ses fesses
Qui pulpent dans son corps affaissé.

Chirurgeo-dentiplasture et autres conjonctures.
Plasticoïdes dans la place, t'y es pas
Ce tisserand me va à ravures
Dans les rondes qui pissent là bas.

Clash-test de ton cache vulve,
Qui claque dans la clique des orchidées-formées.
Cliquetis qu'il me faudra étendre dans l'ovule

De tes coup de crosse : je les entend crisser.
Dans l'écho de tes crocs de chrome qui craignent
De se faire cramer par les corps qui saignent.

I've got the power !

lundi 17 décembre 2007

Noctambulisme.

Le concept du noctambulisme vient de ce que les hommes ne savent plus rêver.
En effet, comment faire pour joindre absence, mobilité, altruisme et mauvaise volonté,
Sans tomber dans le piège de la soudaineté
D'une relation effeminée qui voudrait vous faire tomber?

Qui, ici peut se penser autrement que dans un prisme,
Coincé entre les franges de l'interactionnisme
Des oppositions karmiques? C'est un truisme
Que de se sentir peu concerné par le schisme

Que codéveloppe l'expression des biotopes
Nerveux de l'indulgence salope
Qui nous fait tourner comme des clopes

Entre la bouche du monde, de la terre et la lune
Qui ne montre ses mèches brunes
Qu'en présence d'alcool de prûne?

Contradictions d'un Ivrôgne Fou.

Rôgnures de charpentes qui frémissent par les fentes,
Je vous en conjure, aidez ce pauvre fou.
Immobile comme une plante,
Ses yeux déments de poivrot saoul

Tourmentent la pauvre apeurée qu'est la lune,
Qui se rend coupable des crimes de sang
Qu'enflamment les buissons de brume
Que l'homme ivre frappe aveuglément.

Une frêle poésie sors de ce corps amorphe,
Qui s'esclaffe en fanfaraonnant le feu des folles
Fêtes qui firent des fanfreluches de strophes

Du coin des tranquilles boules de pétrole,
Ode à l'amour d'une vinasse trop amère,
L'homme choit et tombe par terre.

Anthropoésie.

Antre aux poètes,
Biotope des Tristes Tropiques,
Argonaute des êtres
Qui s'arment d'épicurisme,

Fais frémir les drôles,
Les rôles et mises en scènes
Qui hantent nos étrennes,
Nous caressent et nous frôlent.

Fais reculer l'orgasme
Des nuits sans lunes, des marasmes
Inconscients du sur moi.

Allongé sur toi,
L'esprit tranquille,
Le temps file.

dimanche 16 décembre 2007

Liberté.

En haut du toît du monde
S'étend l'abîme infernal,
Les fusils et les bombes,
Fuient l'aube hexagonale.

Qu'importe la misère.
Qu'importent la joie, les peines.
Qu'importent les prières.
Ressentir l'oxygène.

L'infinitésimale infinité du vide
Des biens nés dans la boue.
Les biens-finis d'acide,

Formez-les, soyons fous.
De cette brêve oxymore,
Je ferais de la glaise, or.

Frenchy Connection Blues.

Hé, Jack, pourquoi tu tires
Cette gueule de trois mètres de long?
On dirait qu'un char à démons
T'es passé sur la gueule. "-C'est pire."

"Pire que ca mon vieux,
Tu t'rappelles de Rosa,
La serveuse du "Vieux Chat"?
Elle m'a plaqué hier, m'a pris entre quat'zyeux

"Non, non" qu'elle a dit.
"Ne me regarde pas.
Tes yeux avides de moi
M'ont déjà trop sali"

J'avais rien fait de mal.
Peut-être j'avais trop bu?
J'suis resté sur le cul
A boire mon pur Malt.

Maint'nant j'suis qu'une loque
A noyer mon malheur
Tous les trois quarts d'heure

Mais j'sais ou j'ai foiré
La nuit dans l'champ de blé
Je l'avais mise en cloque".

-Tragédie au Far West. Le titre n'a plus rien a voir avec le reste.

vendredi 14 décembre 2007

Rose.

Ton nom est rose comme les joues honteuses
Des enfants que l'on a surpris en train de commettre
Une fraude, dans la nuit pâle et visqueuse
D'un été engourdi par des aubes parfaites.

Ta bouche est rose comme un bonbon,
Sucré, mais qui cache une teinte acide
Une fois qu'on a le plaisir de prononcer ton nom
Dans l'intimité d'un calin avide.

Tes seins sont roses comme un petit bout
De peau, subtilement caché dans ton corsage
Qui fait frémir mes yeux d'aveugle et de jaloux.

Ton coeur est rose comme la liberté de passage
Qui étreint le mendiant et brûle l'employé
Consume son périple et le laisse abandonné.

Epitaphe Pour une Vieille Amie.

Cinq ans, cinq années déjà
A maculer ton corps du sang de mes doigts,
Parcourant le métal de ton cou
Le bois de ta tête, jusqu'a en devenir saoul.

Ongles arrachés, mains éplorées
A sortir de ton être des sons désespérés,
Des hurlements de joie, de folie et d'ivresse
Qui chaque soir me hantaient de caresses.

La pluie, le sable, la salive et la haine
Toutes ces expressions intimes
Qui jaillissent de la peine

Du plus haut de la cîme
Des montagnes enneigées.
Repose en paix, amante décapitée.

-Cinq années passées avec la plus belle des femmes : celle qui a six cordes.

jeudi 13 décembre 2007

Ben Harper.

L'ombre des lucioles plane dans l'aire violette.
Le chaman hurle, gémit sa musique lancinante.
Pourtant, tout est flou dans ma tête :
La transe s'extériorise, je remonte la pente.

Remontée d'émotion, mal à me contrôler.
Une envie presse mon plexus solaire
Veut sortir, planer, hurler
De joie, exploser de lumière.

Pourtant elle reste là, fracassée contre mes côtes,
Etouffée dans sa naissance.
Comme les vagues d'une mer haute

Dont les rochers puants empêchent l'effervescence.
Elle ne renonce pas, je sais qu'elle reviendra
Pour éclater un jour, une nuit, dans mes bras.

-L'écriture de ce poème a été très rapide, juste le temps d'écouter "Please Bleed".

Balcon.

L'orbe du soleil réchauffe mes mains.
La clarté du jour sèche mon visage
De ses larmes de fatigue. Je me sens bien,
Etendu sur mon lit comme un vieux sage.

Le tissus nuageux parait par la fenêtre,
Cisaille le ciel bleu, puis, d'un coup, disparaît.
Reposé, serein, je fumme une cigarette,
Médite sur la vie et me fais un café.

Ondes de plaisir, rien à faire.
Une journée à passer dans le creux
D'une lucarne paisible.

Déjà fini? Tant pis, mes frères...
Je me sens déjà mieux,
Seul dans ma grande ville.

- Ce balcon existe vraiment :-)

Ilot de fumée.

La pièce ensoleillée révêle l'existence
D'une chaleur étouffante, brûlante, et apaisant
Les plaies d'une existence usée
De par delà le mur des pensées.

La poussière scintille dans la lumière
Orangée, tentée de couleurs mièvres :
Vert, jaune, blanc, rouge sang et bleu nui.
Une longue rêverie dans l'essence de la vie.

Ridicule mais beau, un corbeau
Agite ses ailes dans la fumée
Qui l'enserre comme un océan.

Il s'ébat dans les flots,
Parvient à s'envoler,
Me laissant seul, envaporisé et souriant.

Synchronie du pilier de comptoir.

Encore un rhum, patron de mes rêves !
Boire et reboire, les soirs de trêve...
Apporte moi le feu des entrailles
Qui soulage les corps et les coeurs de ferraille !

Fais donc prendre le mélange, dans l'engrenage
Mécanique des veines du pauvre fou en rage !
Donne moi la peine, la joie, l'amour, la haine
Dans cette liqueur, ma belle reine.

Encore ! Encore ! Oh, j'aime ça !
Sentir la chaleur de tes bas,
Matter le cul de tes bouteilles,

Voir démons et merveilles
Dans le creux d'un verre,
Jusqu'a ce que s'ouvre l'enfer.

Soupirs

Le vent souffle son apaisante haleine
Sur la rive de mes yeux, effleurant à peine
La conque de mon ventre lourd.
Dans la main, un émeraude pour les sourds.

Nu, fragile, mais beau, j'imagine le corps
D'une femme vêtue par la pensée des mots
Aimants. Prenant soin d'elle, pas autant que moi.
Je l'enveloppe en esprit, je ne la connaît pas.

La beauté m'isole de tout, même de mon mon âme.
Sans vices et sans sagesse, le laisse prendre la flamme
De mon goût pour sa chair, oeuvre d'art des cieux.

Sur sa peau, lentement, je laisse glisser mes yeux,
Et j'offre à son physique un hommage sincère
Au fantasme d'un soir. Adieu, belle éphémère.

- Poème écrit en hommage aux sursauts romantiques, qui passent parfois, puis fuient d'un air désolé.