Combien de fois faut-il encore
S'étendre en long sur ce ressort?
Effleurer de mes doigts ton corps
Nu, étendu, juste un peu mort?
Des baisers que j'ai fait sur toi
A poil, l'été, suant parfois
Allongé là, au fond des draps
Respirant l'air chaud de ton toit
L'époque jeune est révolue
Et ma Bohême n'y est plus
Les rêves d'enfant sont partis
Mais quand vient la nuit, je pense
A toi et moi, à notre danse
Mon rêve d'adulte est exquis.
- A Mark Tapley, qui m'a redonné l'envie d'écrire des petites rimes.
mercredi 14 avril 2010
Noirceurs
Écorche moi des jours
Et des jours entiers
Crève moi, mon amour
Arrache moi le nez
Perce moi les deux yeux
Et lacère mon dos
Découpe moi la peau
Et jette la au feu
Mange mes intestins
Et brise moi les reins
Enfonce des aiguilles
Sur mes pauvres chevilles
Crucifie mes deux bras
Sur un tas de scories
Flamboyant, et des rats
Me boufferont ici
Pour finir, castre moi
Arrache moi les couilles
Jette les, et puis souille
Mon visage six fois
J'agoniserai donc
Des années, et puis on
Me laissera enfin
Crever entre tes seins.
Et des jours entiers
Crève moi, mon amour
Arrache moi le nez
Perce moi les deux yeux
Et lacère mon dos
Découpe moi la peau
Et jette la au feu
Mange mes intestins
Et brise moi les reins
Enfonce des aiguilles
Sur mes pauvres chevilles
Crucifie mes deux bras
Sur un tas de scories
Flamboyant, et des rats
Me boufferont ici
Pour finir, castre moi
Arrache moi les couilles
Jette les, et puis souille
Mon visage six fois
J'agoniserai donc
Des années, et puis on
Me laissera enfin
Crever entre tes seins.
samedi 10 avril 2010
Lévi-Stauss
Un océan, violet et bleu
S'étend à perte de vue
Des marsouins bourrés jouent un jeu
De dupe, ils s'envolent là, au dessus
Des poissons volants font la ronde
Et s'amusent avec une sirène
Ils s'achètent le monde
Des bulles rouges, vertes, jaunes, pleines.
Un buffle d'eau s'entortille autour
D'une algue, douce comme une plume
Il revient sûrement du Darfour
Il sort sa pipe et fume
Les bras piqués par les écumes
Défoncé, d'opium jusqu'à la poudre
Tu te noies avec ta thune
Tes yeux sont vissés par la foudre
Et tu planes dans cette immensité
Conscient de vivre, hyperstimulé de tout
On ne voie que le vitrail de tes yeux, hé
J'aimerais savoir qui - toi ou moi?- est fou.
S'étend à perte de vue
Des marsouins bourrés jouent un jeu
De dupe, ils s'envolent là, au dessus
Des poissons volants font la ronde
Et s'amusent avec une sirène
Ils s'achètent le monde
Des bulles rouges, vertes, jaunes, pleines.
Un buffle d'eau s'entortille autour
D'une algue, douce comme une plume
Il revient sûrement du Darfour
Il sort sa pipe et fume
Les bras piqués par les écumes
Défoncé, d'opium jusqu'à la poudre
Tu te noies avec ta thune
Tes yeux sont vissés par la foudre
Et tu planes dans cette immensité
Conscient de vivre, hyperstimulé de tout
On ne voie que le vitrail de tes yeux, hé
J'aimerais savoir qui - toi ou moi?- est fou.
D'orge et de lumières
Une plume va, volant dans un désert glacé
Elle tourne sur elle même, chevauchant les rafales
D'un vent froid de décembre, délices agglomérés
Entravées par les branches, elle se tue en un râle
La liberté lui manque, ou aller maintenant?
Un air sentimental lui revient à l'esprit
Mélodie d'amour fou et rêves de géants
D'ivresse, de parfums et de mines réjouies
Pourquoi vivre sans ailes, comment faire pour voler
Si la vie nous réserve tant de déceptions?
Si tout est dérisoire, on peut encore lutter
Et si la mort au bout n'était qu'une illusion...
Quand bien même viendraient les démons et les diables
Ruiner de toute une âme la joie et les travaux
Il resterait encore l'acharnement des fables
Les rires des enfants et leurs éclats si beaux
Si le feu des combats venait jusqu'en ton sein
Et si le mal rongeait tes yeux si pleins de tout
Il nous faudrait lutter, lutter jusqu'à la fin
Et des peurs éternelles enfin venir à bout.
Elle tourne sur elle même, chevauchant les rafales
D'un vent froid de décembre, délices agglomérés
Entravées par les branches, elle se tue en un râle
La liberté lui manque, ou aller maintenant?
Un air sentimental lui revient à l'esprit
Mélodie d'amour fou et rêves de géants
D'ivresse, de parfums et de mines réjouies
Pourquoi vivre sans ailes, comment faire pour voler
Si la vie nous réserve tant de déceptions?
Si tout est dérisoire, on peut encore lutter
Et si la mort au bout n'était qu'une illusion...
Quand bien même viendraient les démons et les diables
Ruiner de toute une âme la joie et les travaux
Il resterait encore l'acharnement des fables
Les rires des enfants et leurs éclats si beaux
Si le feu des combats venait jusqu'en ton sein
Et si le mal rongeait tes yeux si pleins de tout
Il nous faudrait lutter, lutter jusqu'à la fin
Et des peurs éternelles enfin venir à bout.
Give It To me.
Les mots seuls ne suffisent pas
A décrire ce qui est toi
L'essence de ton âme
Et dans les yeux, la flamme
Qui brûle intensément
Et m'étreint lentement
La douleur n'a que faire
Elle fond comme le verre
Tes bras couvrent mon dos
Et ton nom est dans mes os
Tes cheveux, ton passé
Me laissent seul, vanné
Vulnérable et confiant
Je te tiens dans mon sang
Tes épaules et ta nuque
Flamboient devant moi, j'exulte
Qui mieux que tes deux mains
Ne caressent mes reins?
Je suis si faible, en fait
Un rien peut me tuer
J'en ai mal à la tête
Rien que d'y penser
Comment faire pour être
Fort et bon, dur et tendre?
Accepter la défaite
Et vivre sans les cendres
D'un passé révolu
Etre fort comme un sage
Et sage comme tu fus?
Reste à écrire la page.
A décrire ce qui est toi
L'essence de ton âme
Et dans les yeux, la flamme
Qui brûle intensément
Et m'étreint lentement
La douleur n'a que faire
Elle fond comme le verre
Tes bras couvrent mon dos
Et ton nom est dans mes os
Tes cheveux, ton passé
Me laissent seul, vanné
Vulnérable et confiant
Je te tiens dans mon sang
Tes épaules et ta nuque
Flamboient devant moi, j'exulte
Qui mieux que tes deux mains
Ne caressent mes reins?
Je suis si faible, en fait
Un rien peut me tuer
J'en ai mal à la tête
Rien que d'y penser
Comment faire pour être
Fort et bon, dur et tendre?
Accepter la défaite
Et vivre sans les cendres
D'un passé révolu
Etre fort comme un sage
Et sage comme tu fus?
Reste à écrire la page.
jeudi 10 décembre 2009
Dans le Grand Lavabo.
Dans le grand lavabo coulent tes veines
Ce pour toujours...
Aussi loin que je me souvienne
Aussi rouge que tu te saigne
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
Les yeux dans le vie, tu remues dans ta crasse
Tandis que, fou
Ton chat part en chasse
D'une souris infecte, rivée dans une impasse.
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
Ainsi, ta vie s'échappe, comme cette eau courante
Ta vie s'échappe
Comme tu crains l'attente
Et comme l'eau de l'évier est rougissante.
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
Passe le temps, personne ne daigne
Te retrouver
Ta charogne devient malsaine
Dans le grand lavabo coulent tes veines.
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
- Un petit hommage à Apollinaire, poème écrit sur la structure du Pont Mirabeau.
Ce pour toujours...
Aussi loin que je me souvienne
Aussi rouge que tu te saigne
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
Les yeux dans le vie, tu remues dans ta crasse
Tandis que, fou
Ton chat part en chasse
D'une souris infecte, rivée dans une impasse.
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
Ainsi, ta vie s'échappe, comme cette eau courante
Ta vie s'échappe
Comme tu crains l'attente
Et comme l'eau de l'évier est rougissante.
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
Passe le temps, personne ne daigne
Te retrouver
Ta charogne devient malsaine
Dans le grand lavabo coulent tes veines.
Peine ta vie, tu pleures
Tes larmes coulent quand tu meurs.
- Un petit hommage à Apollinaire, poème écrit sur la structure du Pont Mirabeau.
mercredi 6 mai 2009
Clé de Soldat.
Derriere les dunes du silence, les lépreux guettent une âme en peine
Ils ruinent les artères de la ville en décades,
Qui souffrent de leur plaies, qui rêves de leurs plaines,
Avec une dryade...
Les soldats dorment lentement, ils rêvent de leurs femmes
Qui les ont déjà fait cocus pour un autre homme
Ils crient dans leurs délices, ils savourent leurs montagnes
Ils s'échappent des brumes de l'orangée des sommes...
Sans courir, un soupir s'élève,
C'est celle qui aime, qui jouit
Elle laisse dans la nuit
Une douce sève.
Les étoiles s'affolent en la voyant ainsi
Elle semble drainée par un diable hautain
Qui étouffe de ses crocs les belles embellies
De son creux de la main.
Le feu crache plus loin, dans les pénombres ardentes
Une ruine de toi qui clamse dans l'estrose
Dans la rouge écarlate du sang de tes choses
La belle iridescente...
______________________
Sommités éternelles, Dieux du bout des ailées, rêvez un peu de moi, et laissez le mal écarté d'une Autriche profonde, qui jure par les herbes folles et les briques rouges. Une campagne de paix, une guerre harmonieuse, des vertus épouvantaillées dans le marbre d'une crête de Chine. Les stèles funèbre de l'alcool reposent encore dans la mémoire d'un Dieu sourd, aveugle, muet, comme celui que l'on pille, comme ceux que l'on pardonne.
Les scarabées infestent une plaie purulente d'ivrogne décadent. Ruinez-vous d'unanime, détruisez vous les doigts, il est temps de souffrir pour revenir au moi, ce moi toi sacerdoce, qui engendre les fous.
Ils ruinent les artères de la ville en décades,
Qui souffrent de leur plaies, qui rêves de leurs plaines,
Avec une dryade...
Les soldats dorment lentement, ils rêvent de leurs femmes
Qui les ont déjà fait cocus pour un autre homme
Ils crient dans leurs délices, ils savourent leurs montagnes
Ils s'échappent des brumes de l'orangée des sommes...
Sans courir, un soupir s'élève,
C'est celle qui aime, qui jouit
Elle laisse dans la nuit
Une douce sève.
Les étoiles s'affolent en la voyant ainsi
Elle semble drainée par un diable hautain
Qui étouffe de ses crocs les belles embellies
De son creux de la main.
Le feu crache plus loin, dans les pénombres ardentes
Une ruine de toi qui clamse dans l'estrose
Dans la rouge écarlate du sang de tes choses
La belle iridescente...
______________________
Sommités éternelles, Dieux du bout des ailées, rêvez un peu de moi, et laissez le mal écarté d'une Autriche profonde, qui jure par les herbes folles et les briques rouges. Une campagne de paix, une guerre harmonieuse, des vertus épouvantaillées dans le marbre d'une crête de Chine. Les stèles funèbre de l'alcool reposent encore dans la mémoire d'un Dieu sourd, aveugle, muet, comme celui que l'on pille, comme ceux que l'on pardonne.
Les scarabées infestent une plaie purulente d'ivrogne décadent. Ruinez-vous d'unanime, détruisez vous les doigts, il est temps de souffrir pour revenir au moi, ce moi toi sacerdoce, qui engendre les fous.
dimanche 5 avril 2009
Poème torturé.
Ne me regarde pas, n'écorche pas ton bras
Il en est des histoires qui ne finissent pas
Je me saigne le bras, juste pour rien, c'est ça
Le calice de mon sang ruine ton beau trépas.
Le firmament est beau, rouge orangé de sang
Il déchire les astres et ressort en argent
Il pèse sur nos coeurs comme celui des enfants
Qui jouent dans la pénombre, seuls, faibles, en attendant.
Libellules et miracles se disputent ton rang,
Cède leur rien qu'un peu, et ils iront tremblant
Percer a jour ton corps, ton corps de faible femme
Qui s'étend dans les eaux de l'illustre profane
Qui s'écoule et s'égrène dans le grand sablier
Qui sue de l'or massif, qui reluit d'enjambées.
Il en est des histoires qui ne finissent pas
Je me saigne le bras, juste pour rien, c'est ça
Le calice de mon sang ruine ton beau trépas.
Le firmament est beau, rouge orangé de sang
Il déchire les astres et ressort en argent
Il pèse sur nos coeurs comme celui des enfants
Qui jouent dans la pénombre, seuls, faibles, en attendant.
Libellules et miracles se disputent ton rang,
Cède leur rien qu'un peu, et ils iront tremblant
Percer a jour ton corps, ton corps de faible femme
Qui s'étend dans les eaux de l'illustre profane
Qui s'écoule et s'égrène dans le grand sablier
Qui sue de l'or massif, qui reluit d'enjambées.
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