jeudi 7 février 2008

Peignoir.

Danse la ronde des chats
Remuant sur les stones.
Miaous de ravissement. Ah !
Ils en deviennent aphone.

Moustaches saisissantes,
Encanaillant les dames,
Le vieux mâle rentre
Et dans ses yeux, la flamme.

Il s'approche d'un autre
Lui souffle au nez
Il perd la cadence

Ce n'est pas de sa faute
Si pour danser
Il y avait des séquences.

mercredi 6 février 2008

Maldita Rouage.

Dans la fureur vagabonde
D'une sauvage étreinte
Je frissonne comme le monde
Qui se sert une absinthe

Dans la fumée de ton désir
Tu caches tes faiblesses
Mais l'ivresse me fait mentir
Quand je regarde tes fesses

Je ne vois pas tes yeux dans le noir
Mais je les imagine blafards.

Qui n'a jamais jeté son fardeau dans les bras d'un ange?
Qui n'a jamais étreint l'éternité qui passe?

Puant de sueur
Frôlant l'apoplexie
Tu me donnes ton coeur
Dans le creux de ton lit

Tu m'agrippes un instant
Perdant ta conscience
Je sens bouillir mon sang
L'animalité rance

J'ai peur de te faire mal
Alors je m'arrête et tu râles

Qui n'a jamais jeté son fardeau dans les bras d'un ange?
Qui n'a jamais étreint l'éternité qui passe?

Dans la chambre saturée
De toutes ces odeurs
Je n'ai pas remarqué
Que tu pleures

- A vrai dire, il faut comprendre ce texte comme très tendre.

mercredi 30 janvier 2008

Soupirs d'été.

Dans la pénombre de la nuit
Ressurgissent mes vieux souvenirs
Une fille au couleurs rubis
Une étoile filante qui éclate de rire

Un parfum de raisin frais
Une lueur rouge dans le ciel
Du tilleul dans ton oreille
Et une saveur plus tendre que le miel

Des instants perdus, que me reste-t-il
A part un rêve fébrile?

Un soupir d'été
Un regard égaré
Un sourire envolé
Du bonheur gravé

Un ange passe
C'est une luciole
Dans les spasmes
D'une rigole

Réminiscence de gens perdus
Connus une semaine, un mois, pas plus.
D'amours avortés, de coeur déchiré
Du plaisir étouffé par le temps passé.

Nostalgie des soupirs
Que l'on perd, faute de mieux
Grisé de souvenirs,
Je me perds dans les cieux...

lundi 14 janvier 2008

Haïku Fonky

Un haïku ne veut
Pas toujours dire grand chose :
Oh ! L'hippopotame !

- Je me devais de mettre ce Haïku écrit en collaboration avec un certain Mark Tapley.

Parfum de Safran.

Assis contre les vagues
Le regard dans tes yeux,
Endormi, dans le vague
On dirait deux boules de feu.

Ils illuminent l'océan
Pendant que le soleil se noie
Au travers des mouvances
Qui remuent devant toi.

Les flammes du crépuscule
Font l'amour aux ondines sauvages
Qui serrent l'éternité dans leurs bras.

Je presse tes seins contre moi,
Nos soupirs de passage
S'évaporent vers la lune.

- Ah, le sexe a la plage...

mardi 8 janvier 2008

Somebody Give Me The Flow.

La garce a engrossé la grace de sa graisse,
Grace à laquelle elle a gracieusement gracié
Les généreux gênants de la peaux de ses fesses
Qui pulpent dans son corps affaissé.

Chirurgeo-dentiplasture et autres conjonctures.
Plasticoïdes dans la place, t'y es pas
Ce tisserand me va à ravures
Dans les rondes qui pissent là bas.

Clash-test de ton cache vulve,
Qui claque dans la clique des orchidées-formées.
Cliquetis qu'il me faudra étendre dans l'ovule

De tes coup de crosse : je les entend crisser.
Dans l'écho de tes crocs de chrome qui craignent
De se faire cramer par les corps qui saignent.

I've got the power !

mercredi 26 décembre 2007

Sonnet symétrique # 1 : Anses, Mains et la Ronde des yeux.

Croire aux corrélations des hommes qui auraient la science.
Sentir l’appartenance dans les apartés de l’absence.
Suivre un long chemin en se frottant les mains
Contre sa panse, et rire jusqu’au lendemain.

Tous ces idéaux types du brave type un peu typé
Qui regarde le monde en pensée,
Frappant un petit peu ses bras, dans le cœur du soldat
Qui chérie le sol dans son aérosolitude, comme ça.

Embrasse le bruissement des ombres
Qui flirtent avec tes couilles, pleines de l’envie du monde
Lépreux, qui désillusionne les envieux.

Un trêve dans le rêve, parti des cieux
Qui retombe dans sa rotonde
Joconde des pauvres, profites de l’onde

Jusqu'à ce que le temps blesse.

Suis cette route avant qu’elle ne fonde,
Chauffée par la soie, brûlée par une sonde
Qui s’écrase lentement, juste devant tes yeux.

Dégorgeant en dedans des songes les plus pieux
Sa voix miraculeuse qui soigne les profondes
Blessures de la vie, qui dans tes nuits grondent.

Il ne te reste plus qu’a briser le dictat
Qui contraint ton front et te lie les bras,
T’empêche de bouger : il attache tes pieds
Dans un grognement que tu as déjà oublié.

Ce poème n’a pas de fin,
Juste un conseil, pour combler la faim :
Arraches ton cœur, cela n’a pas de sens
Et reviens vengeur, contre la pression de l’indécence.

- Sonnet symétrique, écrit sur du Pink Floyd. Il s'agit d'un nouveau (?) concept : on écrit un sonnet, on met un vers qui sert d'axe de symétrie, et on repart en plaçant les rimes de manière symétrique par rapport à l'axe.

samedi 22 décembre 2007

Acrostiche #1

Acrostiche des stryges accros,
Charismatiques et loufoques.
Racontes-nous une histoire d'eau
Originale, sans équivoque.
Sermonnes nous un peu,
Tirade après tirade.
Insulte nos aveux.
Casse notre air maussade.
Histoire de rigoler
Et de nous défouler.